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Le Salon International de la Haute Horlogerie
Publication: 16 janvier 2013
Salon International de la Haute Horlogerie
21 au 25 janvier 2013
Le Salon International de la Haute Horlogerie (SIHH) confirme depuis ses 22 dernières éditions son rôle dans le secteur de la Haute Horlogerie.
C’est au SIHH que les marques présentent en première mondiale leurs créations horlogères, fruits de recherches souvent longues et exigeantes. C’est là aussi que l’on rencontre souvent le créateur, l’artisan horloger ou le designer représentant ces équipes créatives et avec qui l’on partage directement ses passions.
Le SIHH est un Salon privé exclusivement réservé aux professionnels dûment invités par les marques exposantes.
4e Forum de la Haute Horlogerie - Le temps, une richesse qu’il convient de partager
Publication: 4 décembre 2012
Le Forum de la Haute Horlogerie, dont la quatrième édition s’est tenue à Lausanne le 14 novembre dernier, est un rendez-vous annuel qui parvient à vaincre le scepticisme et le désintérêt des hommes « terre à terre » pour toucher tous ceux qui savent encore comment faire prospérer les affaires.
Dans L’Idiot, Dostoïevski écrivait que « le manque d’originalité a, de tous temps, et en tous pays, passé pour la première qualité et la plus sûre introduction d’un individu capable, apte aux affaires et de sens pratique ». En d’autres termes, le monde des affaires est depuis toujours l’apanage d’individus dénués de créativité, de cette originalité porteuse d’authenticité et de la capacité d’innovation qui caractérisent, par exemple, la sphère des arts.
Nihiliste au possible, une telle assertion confirme pleinement l’intuition du génie russe : les affaires sont les affaires, un univers clos qui ne laisse nulle place à l’espérance, à l’instinct ou à l’impulsion.
Lire cet article dans le HH Magazine
Jouez avec le Figaro.fr et la Fondation de la Haute Horlogerie
Publication: 1 novembre 2012
Le Figaro.fr et la Fondation de la Haute Horlogerie s'associent pour vous offrir des places dans les ateliers d'initiation à l'horlogerie au salon Belles Montres ainsi que des livres La Conquête du Temps !
Cliquez sur jeu-concours pour participer !
HH Magazine : Quand le Sport Sublime l'Horlogerie
Publication: 22 août 2012
Quand le sport sublime l’horlogerie
Depuis l’avènement du sport compris comme une activité destinée à la performance et aux records, la chronométrie horlogère s’est trouvée intimement liée aux joutes entre athlètes. Au point que ces derniers sont devenus les meilleurs ambassadeurs des marques. Nouvelle démonstration avec les Jeux olympiques de Londres 2012.
HH Magazine dossier spécial : "Quand le Sport Sublime l'Horlogerie"
Qu’il est loin le temps où Milon de Crotone, le célèbre lutteur grec (pancrace), faisait merveille aux Jeux olympiques, pythiques ou néméens au Vie siècle av. J.-C. ! Point de souci de chrono alors, juste une activité rituelle, voire d’inspiration religieuse, fort utile au demeurant pour préparer les guerriers des cités-États de l’époque engagés dans des luttes intestines incessantes. La tenue des Jeux était d’ailleurs synonyme de trêve pour permettre aux athlètes de se mesurer en toute loyauté. L’avènement du sport moderne, en pleine révolution industrielle au sein de l’élite sociale anglaise, a toutefois complètement modifié la donne car désormais soumise aux impératifs du record.
« Le corps devient une machine de rendement », selon les termes de l’historien Philippe Lyotard. « La confrontation entre individus, principale valeur du sport jusqu’alors, est supplantée par la recherche de la performance, ouvrant ainsi la porte à la chronométrie horlogère, écrit Dominique Fléchon, historien et expert auprès de la Fondation de la Haute Horlogerie. En d’autres termes, l’art du sport et l’art horloger constituent tous deux une forme d’expression encadrée par un ensemble de règles précises, réfléchies et évolutives. Précision, perfection, élégance, beauté, pureté, qualité, exclusivité, en un mot exigence, telles sont les valeurs communes que se partagent depuis toujours sport et horlogerie, tous deux synonymes d’excellence. »
Une osmose programmée
Résumée par Pierre de Fredy, baron de Coubertin en juin 1894, cette nouvelle philosophie sera dès lors représentée par la devise olympique « Citius, altius, fortius », un leitmotiv incontournable pour des athlètes désormais appelés à dépasser sans cesse leurs limites. Devise qui serait toutefois restée lettre morte si les Maisons horlogères ne s’étaient ingéniées depuis deux siècles à également repousser les limites de la mesure du temps. Il faut remonter vers 1720 pour voir apparaître le premier garde-temps à seconde morte ou seconde indépendante dû au génie de l’astronome et horloger anglais George Graham, soit un appareil à pendule battant la seconde divisée en quatre sauts. Un siècle plus tard, Abraham-Louis Breguet met au point le premier chronographe à double seconde, suivi de près par Nicolas Rieussec, qui présente en 1821 un mouvement de montre qui entraînait deux cadrans en émail gradués pour les secondes et les minutes sur lesquels une aiguille enduite d’encre actionnée par un poussoir laissait de petites marques à chaque action du chronométreur. L’osmose en sport et chronométrie était dès lors programmée, synonyme d’une mutuelle course aux exploits.
Cette année, aux Jeux olympique de Londres, Omega déploie ainsi plus de 400 tonnes de matériel servi par une équipe de 420 professionnels, sans compter les bénévoles engagés pour les seconder. Une technologie délivrant une précision au millionième de seconde ! En comparaison, lors des Jeux de Los Angeles en 1932, première année où le Comité international olympique confie l’ensemble des épreuves à un seul chronométreur, Omega avait apporté un total de 30 chronographes pour mesurer l’ensemble des compétitions, chronographes précis au 1/10e de seconde couplés à des caméras et transportés en train depuis New York par le représentant américain de la marque. Jusque-là, les records olympiques étaient restés homologués au 1/5e de seconde, grâce notamment à des chronographes signés Heuer.
Une visibilité planétaire
C’est que la concurrence a toujours été vive entre horlogers pour décrocher le statut de chronométreur officiel des JO, à l’instar de Longines, Heuer, Omega, Seiko, Swatch et Swiss Timing, filiale du groupe Swatch. À la clé, une visibilité planétaire extraordinaire, raison pour laquelle les Jeux de Londres 2012 revêtent une importance cruciale pour Omega. « C’est à Londres en 1948 que la chronométrie du sport moderne a réellement commencé, explique Stephen Urquhart, président de la Maison. Aucune autre ville au monde ne peut présenter une telle combinaison de sites historiques et contemporains permettant d’accueillir les Jeux. Il faut toutefois bien reconnaître que le rôle de chronométreur officiel représente un énorme effort, un effort constant et continu. C’est d’ailleurs pour cela que nous sommes déjà en train de préparer les prochains Jeux olympiques d’hiver et Rio en 2016. D’un autre côté, cette activité est un vecteur d’image qui nous offre une exposition absolument incroyable. Elle nous connecte à un événement qui est à nouveau considéré comme extrêmement positif après les scandales du dopage et les boycottages. Maintenant, tout cela semble bien faire partie du passé. »
En ce sens, inutile de s’étonner du nombre d’athlètes à porter haut les couleurs des différentes marques horlogères. Le spot télévisé d’Omega réalisé pour Londres 2012 en offre une excellente illustration pour mettre en scène le plongeur chinois Qiu Bo, la nageuse américaine Natalie Coughlin, l’heptathlonienne britannique Jessica Ennis, le sprinteur américain Tyson Gay, le nageur sud-africain Chad Le Clos ainsi que la perchiste américaine Jenn Suhr, tous ambassadeurs de la Maison et participants aux différentes compétitions. De son côté, Raphael Nadal portera assurément sa Richard Mille RM027 Tourbillon et Ben Ainsley sa Corum Admiral’s Cup Tides. Quant au triple médaillé d’or Usain Bolt, si sa Hublot King Power ne figurera pas à son poignet durant les courses, elle sera certainement remarquée hors compétition. Les joutes ne se passent pas uniquement dans les stades.
HH Magazine Dossier Spécial Rousseau
Publication: 20 juin 2012
Rousseau : l’horlogerie, un symbole politique ?
Le 300e anniversaire de la naissance de Jean-Jacques Rousseau, célébré cette année à Genève, incite à l’introspection historique. Le XVIIIe siècle est en effet synonyme d’un formidable essor de l’horlogerie genevoise, offrant quelques clés de compréhension quant à la pensée du philosophe.
HH Magazine Dossier Spécial Rousseau
En 2009, Genève commémorait les 500 ans de la naissance de Jean Calvin (1509-1564), théologien français à la base de la Réforme dont les préceptes sont largement à l’origine du développement horloger dans sa cité d’accueil. Trois ans plus tard, c’est une autre grande figure historique de la ville qui donne l’occasion aux Genevois de célébrer. En l’occurrence, la naissance de Jean-Jacques Rousseau en 1712 permet à la cité du bout du lac Léman d’honorer 12 mois durant les multiples talents de cet écrivain, philosophe et musicien qui a marqué de son empreinte les fondements de la République.
Une longue lignée d’horlogers
Mais si Calvin a eu une incidence directe sur l’horlogerie genevoise vu son interdiction faite à la fabrication de « croix, calices et autres instruments servant à la papauté et à l’idolâtrie », obligeant les orfèvres à se reconvertir, tel n’est pas le cas de Jean-Jacques Rousseau. On ne saurait toutefois gommer l’influence sur son schéma de pensée d’une famille peuplée d’horlogers et d’un environnement où la mesure du temps représentait l’essentiel de l’activité. Non que les références horlogères dans les écrits de Rousseau soient des plus explicites, cette source d’inspiration est néanmoins suffisamment palpable pour que certains auteurs se soient risqués à des comparaisons audacieuses.
Né donc à Genève en 1712, Jean-Jacques Rousseau est le fils d’Isaac Rousseau (1672-1747), maître horloger comme son père, David Rousseau (1641-1738), et son grand-père, Jean Rousseau (1606-1684). Eut-il embrassé la profession, Jean-Jacques aurait donc représenté la quatrième génération d’une véritable dynastie de gardiens du temps. La mère du futur penseur, Suzanne Bernard (1673-1712), morte quelques jours après la naissance de son fils, était d’ailleurs elle-même fille d’horloger. Durant les dix premières années de son existence, Jean-Jacques aura donc pour cadre familier l’atelier de son père, revenu en terres genevoises après six ans passés à Constantinople, notamment comme « horloger du sérail » au service du Sultan au palais de Topkapi, fonction de haut rang étant donné l’importance accordée à l’heure des prières. Dix années de bonheur qui seront suivies de nombreuses errances à la suite de la fuite de son père pour échapper à la justice genevoise, un père qu’il ne reverra presque plus.
Une « fabrique » en pleine effervescence
L’enfance de Jean-Jacques Rousseau, bercée par la lecture des anciens comme des modernes – Plutarque, Ovide, Molière… – et par le son du violon d’un père bon musicien, a eu pour cadre également une cité en pleine effervescence. La Fabrique genevoise, du nom d’une vaste corporation qui réunissait une multitude d’horlogers, orfèvres, bijoutiers et artisans de tous les métiers annexes, a en effet connu au XVIIIe siècle un essor sans précédent sur la rive droite du Rhône, dans une cité devenue l’un des premiers pôles horlogers au niveau international. Genève était alors un immense atelier où se multiplient les « cabinets » et leurs occupants, les cabinotiers, sorte d’aristocratie ouvrière. En un siècle, la production annuelle de garde-temps sur le territoire passe ainsi de quelque 5'000 pièces à 40'000 montres en or et 45'000 en argent à la veille de la Révolution française.
« La fabrique qui fleurit le plus à Genève est celle de l’horlogerie, précise en 1757 l’Encyclopédie de Diderot et d’Alembert. Elle occupe plus de 5'000 personnes, c’est-à-dire plus de la cinquième partie des citoyens. » L’Encyclopédie inclut par ailleurs de nombreux articles techniques sur la mesure du temps dont l’auteur n’est autre que Jean Romilly (1714-1796), auteur également de plusieurs perfectionnements en horlogerie et d’un mémoire sur l’échappement des montres présenté à l’Académie des Sciences en 1754. Ami intime de Rousseau, il a entretenu une correspondance avec lui sa vie durant.
Rousseau vend sa montre
Comment faut-il comprendre que Rousseau, fort de cette « culture horlogère », quitte en 1751 « la dorure et les bas blancs », pose son épée et vend sa montre, comme il l’explique dans les Confessions. Aucune antinomie avec sa pensée, selon Frédéric Lefebvre, grand connaisseur du philosophe. « Rousseau ne s’intéresse pas à la fonction de la montre mais il en apprécie le principe, cette régularité qui est pour lui l’image de la sagesse, du bonheur, du gouvernement de soi, développe-t-il dans un article écrit pour La Revue du musée des Arts et Métiers de Paris. Il y a encore la métaphore, très populaire à l’époque, qui compare l’univers, l’homme, la société à une montre, parce que tous sont faits d’éléments qui dépendent les uns des autres. L’aventure de la montre est une des grandes aventures du XVIIIe siècle, et pas seulement un fait de technique. La montre appartient à l’histoire des idées politiques, à l’histoire du Contrat social. »
Pour Frédéric Lefebvre, la théorie du gouvernement dans cette œuvre majeure de Rousseau est la mise en modèle, la synthèse de deux objets historiques et datés : les institutions de Genève, patrie de Rousseau, et une montre à spiral réglant, invention de la fin du XVIIe siècle. La volonté générale du peuple souverain agit comme le régulateur ; le gouvernement, « ministre » du souverain et concentration de la force publique, a la fonction de rouage ; quant à l’État, c’est le ressort moteur. Frédéric Lefebvre : « Comme l’échappement de la montre est à la fois “retardateur” et “régulateur”, frein et rythme, c’est de l’effet combiné du “conflit” et du “concours” de la volonté générale et du gouvernement que “résulte le jeu de toute la machine” politique. Il ne reste plus qu’à reconnaître dans le “législateur” la figure du maître horloger, celui qui fait les plans des montres et des pendules. » Les aléas de l’histoire, enfin, s’expliquent par les frottements qui, à l’époque, n’étaient que très imparfaitement maîtrisés dans les mécanismes horlogers, comme le reconnaissait volontiers Jean Romilly. Rousseau, une nouvelle légende horlogère ?
HH Magazine Dossier Spécial SIHH 2012
Publication: 10 janvier 2012
HH Magazine : Spécial Salon International de la Haute Horlogerie
Le HH Magazine Spécial Salon International de la Haute Horlogerie
A l’occasion du Salon International de la Haute Horlogerie 2012, qui se tient du 16 au 20 janvier à Genève, le HH Magazine vous invite à suivre l’actualité de ce rendez-vous privilégié sur son site Internet et sur iPad, spécialement aménagés pour rendre compte de cet événement majeur.
Articles de fond, présentations de produits, entretiens avec les acteurs de la profession, billets d’actualité, vidéos, coulisses et tapis rouges, partagez avec l’équipe du HH Magazine cette semaine intense qui dicte les grandes tendances de cette nouvelle année horlogère.
Pour sa 22e édition, le Salon International de la Haute Horlogerie (SIHH), fort de ses 18 marques exposantes, promet comme à l’accoutumée son lot de surprises, de visites impromptues d’ambassadeurs des marques, de percées majeures dans l’univers des complications horlogères, de réalisations d’exception dans la maîtrise des métiers d’art. Le HH Magazine, publication en ligne de la Fondation de la Haute Horlogerie, vous fait partager cette passion.
Partagez avec nous l’actualité du SIHH 2012, ses merveilles, ses contingences et ses garde-temps conçus pour une éternité si désirable.


