FHH | Chronographe Flyback

Chronographe retour en vol

Complications

Thématique Complication

Si le chronographe flyback est équipé des deux poussoirs traditionnels, il est ici possible d’actionner la fonction « remise à zéro » en cours d'utilisation. En 1936, Longines est la première maison à breveter la fonction « flyback » sur une montre-bracelet.

Définition

Le chronographe flyback est lié au développement de la navigation aérienne. Sa fonction « retour en vol » permet à l’utilisateur de remettre les aiguilles à zéro et de démarrer une nouvelle mesure par une unique pression, sans arrêter la fonction « chronographe ».

Description technique

Sur un chronographe classique, toute nouvelle mesure de temps doit être précédée d’un « stop » et d’une « remise à zéro » des aiguilles. Certaines situations exigent cependant que l’on puisse procéder à une relance sans perte de concentration ni de temps. C’est le cas, notamment, de la navigation aérienne, qui utilise la vitesse, les angles de changement de cap et les temps de vol pour déterminer des positions de l’avion.

Chronographe Flyback Quantième Annuel 5905/1A

Chronographe Flyback Quantième Annuel 5905/1A

Si le chronographe flyback est équipé des deux poussoirs « marche/arrêt » et « remise à zéro » traditionnels, il est possible ici d’actionner la fonction « remise à zéro » en cours d’utilisation, c’est-à-dire sans passer par l’étape « arrêt ». Cette manipulation ramène instantanément les aiguilles au point 0, lesquelles entament aussitôt une nouvelle mesure dès que le poussoir est relâché. L’opération est renouvelable autant de fois que nécessaire.

Sur le plan mécanique, les marteaux venant appuyer sur les cœurs de remise à zéro déconnectent en même temps la roue de chronographe de son entraînement comme de toute autre fonction.

Historical background

Le 25 juillet 1909, Louis Blériot est le premier homme à traverser la Manche en avion, couvrant en 37 minutes les 38 kilomètres du bras de mer. Le 20 mai 1927, Charles Lindbergh entre dans la légende en reliant New York à Paris par l’Atlantique Nord, en 33 heures et 30 minutes. La conquête du ciel est lancée. Mais plus les distances parcourues augmentent, plus le vol à vue montre ses limites.

L’aviation va dès lors s’inspirer de la navigation maritime pour mettre au point des techniques de pilotage. La vitesse au sol, le cap, la dérive due au vent et le temps de vol deviennent alors des données essentielles au calcul de la position et requièrent un chronographe particulier.

 

Streamliner Flyback Chronograph Automatic

Streamliner Flyback Chronograph Automatic

En 1936, Longines est la première maison à breveter la fonction « flyback » sur une montre-bracelet. Comme beaucoup de développements en horlogerie, son utilisation par l’armée assurera le succès du chronographe flyback. Au début des années 1950, le ministère de la Défense français rédige un cahier des charges très strict relatif à la fabrication de montres destinées aux pilotes. Plus connu sous le nom « Type 20 », ce document détaillait les caractéristiques incontournables de l’instrument, parmi lesquelles un cadran noir, des chiffres arabes luminescents, une couronne surdimensionnée ou encore la fonction flyback. Ce cahier des charges sera légèrement modifié en 1956 et prendra alors le nom de « Type 21 ».

Nombreux furent les fabricants à répondre aux appels d’offres des armées. Parmi eux, Breguet, Dodane ou encore Auricoste. Des versions civiles, connues sous les noms de chronographe Type 20 et chronographe Type 21, furent ensuite commercialisées.

Plus récemment, des marques comme Blancpain ont équipé des montres de plongée de la fonction « flyback ». Utilisable sous l’eau, le chronographe sert alors au calcul du temps des paliers de décompression.